Maman et dépression (post partum ou pas)

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Yoka:
Merci ma Boulette :-* :-*

Bonne nuit à toi aussi :-* avec pleins de beaux rêves :-* (sisi ça arrive parfois ;))

flo31:
Yoka, est-ce que tu sais précisément pourquoi même les médecins te déconseillent de reprendre une activité professionnelle ?
Tes proches, c'est une chose. Mais les médecins c'en est une autre. Leur avis n'est sans doute pas à prendre à la légère. Mais du coup, que te proposent-ils pour sortir de chez toi et recréer du lien social ?  ???
Est-ce que, au moins pour commencer, tu ne pourrais pas proposer tes services comme bénévole dans une asso (soutien scolaire , bibliothèque municipale ou d'école ... ) ? Je ne sais que ça ne fait pas bouillir la marmite mais tu n'aurais pas de pression d'un employeur, ça te permettrait d'entamer une nouvelle expérience plus sereinement et, du coup, médecins et proches seraient sans doute moins inquiets quant à ta fragilité. 
Ton homme, pourquoi est-il si fermé à ton retour dans le monde du travail ? Il craint seulement pour toi ou alors il y a des choses sous-jacentes ?
Pour quelques heures de bénévolat par semaine pour commencer, tu ne penses pas qu'il pourrait t'encourager, t'épauler ?
Je pense qu'il faut que tu démarres par une activité pour laquelle on ne va pas forcément attendre de toi une présence stricte question horaires de manière à ce que, si tu ne vas pas bien, ça ne te culpabilise pas davantage et, en même temps ça n'handicape pas le fonctionnement de l'asso. Il me semble que tu avais parlé d'une assistante sociale, ne pourrait-elle pas t'aider pour une démarche de ce type ?
Quoi qu'il en soit, je vois quand même poindre du positif dans tes messages d'hier soir: on sent venir la volonté et le gniack. Maintenant, c'est comme pour un petit qui apprend à marcher: il faut du temps, il a besoin d'avoir confiance dans ses capacités, de savoir que ses jambes vont le porter. Si les parents ne se stressent pas à l'idée qu'il puisse tomber (ce qu'il fera forcément), et bien il va pouvoir se lancer sous le reagrd attendri de ses parents. Il faut sans doute que tes proches posent sur toi ce même regard confiant et tendre pour que tu te fasses, toi aussi, davantage confiance. En fait, le point crucial et terriblement difficile, c'est de quitter le cercle vicieux pour entrer dans le cercle vertueux.
Tiens, ça me fait penser: tu dis que tes proches ont peur de ton instabilité physique et morale. Pourquoi ? Qu'y at-til, dans leur inquiétude, qui soit totalement objectif ? Quelle est la part aussi de la simple crainte ? Parmi tes expériences, y en a-t-il eu qui t'ait si profondément atteinte que ça ait eu un effet dévastateur sur ton état ?
Je pose beaucoup de questions...  :P :-*

Yoka:
Désolée de ne pas être passée hier...
Depuis 2-3 jours les petits sont vraiment infernaux... Même à 2 en se relayant on craque... Surtout moi...
Je perds mon sang froid sans arret et hurle... :'(
Pareil pour mon homme... :'(
Du coup c'est l'escalade avec les petits... :'( :'(
En plus il fait un sale temps à pleuvoir n'importe quand donc on ne peut même sortir tout les 4 prendre l'air... (Surtout pour les enfants...)
Bref... Vivement la semaine prochaine et reprise de la halte garderie.....

Flo c'est vrai que tu pose beaucoup de questions mais les bonnes questions. Je devais déjà te répondre pour pol et mon homme et toujours pas eu le courage...
Dans ce que tu cite dans ton dernier post, toute la partie bénévolat est ce que propose les docs pour me faire sortir et sociabiliser, mais avec l'été tout était fermé... J'espère pouvoire lancer là dedans dans un 1er temps pour comme tu le dis, retrouver confiance, sortir de mes 4 murs et voir d'autres gens.
Je suis dejà aux restos qui réouvrent le 4, je dois faire un bilan avec eux pour voir si je peux encore bénéficier de leur aide, j'en profiterai pour parler bénévolat, chez eux ou autre.
Sinon dans le même principe, je sais qu'il est possible de faire quelques heures / semaine le midi pour la cantine ou aide aux sorties scolaires, j'espère aussi postuler pour ce genre de trucs. Il faut que je vois ça à la mairie. Et là ça ferait un peu de sous.

Mais là mon état physique et moral ne fait que se dégrader... Surtout physiquement... Épuisement total, tremblements, très grosse perte de poids (-15Kg par rapport à l'avant grossesse et -30/35Kg en 1 an...), irritabilité, pertes de mémoire, mauvaise tension la dernière fois...et j'en oublie certainement...
Je passe l'aspect psychologique d'une telle instabilité qui fait terriblement peur à mon homme...

Pour ce qui est des "causes" de mon état actuel, on est encore en train de chercher jusqu'où cela remonte...
J'ai perdu ma mère à 12 ans après 4 ans de chimio, donc malade depuis mes 8 ans, et mon père m'a annoncé son décès en me réveillant en pleine nuit...
À partir de là j'ai comme effacé tout souvenir positif de mon enfance, il n'en reste que la maladie et la mort... Avec la psy de mon père on essaie justement de m'aider à renouer avec ce passé et ses bons souvenirs oubliés... Après la mort de ma mère je me suis rapidement retrouvée seule avec mon père que je ne voyait qu'aux repas du soir et aucun sentiment n'était exprimé, ni aucune éducation...

Ma culpabilité maladive doit venir de là et de ce manque de soutien de mon père, qui si il exprimait quelque chose, c'était des reproches pour les soucis causés par l'ado que j'étais (note de tel élevée, redoublement, ce genre de trucs...), jamais de positif, ou rien en fait...
Et mes troubles du sommeil liés aux angoissent viennent très probablement de ce réveil par mon père... Et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai été réveillée pour des mauvaises nouvelles, ce qui a encré ses angoisses noctures malgré moi...
Enfin... On est encore en train d'essayer de déméler cela avec les psy... Et une sophrologue m'aiderai beaucoup mais pas les moyens bien sur...
Du coup je suis probablement plus ou moins dépressive depuis mes 8 ans... Où en tout cas c'est là un point de départ...
Je me souviendrais toujours de ma mère me demandant si je voulais savoir ce qu'elle avait et moi de refuser car je savais déjà que c'était grave... Et avec les calculs fait avec mon père lors de séance, je devais effectivement avoir 8ans.

Et j'ai revécu la mort de ma mère par procuration, en assistant au déclin et décès de la mère de mon homme...

Voilà dans les grandes lignes les raisons de ma dépression, qui dure maintenant depuis plus de 20 ans... Et qui a éclaté à la naissance des garçons...

flo31:
Pas si étonnant que ça si ça a éclaté à la naissance des garçons: tu devenais maman à ton tour avec tout ce que ça pouvait représenter comme angoisse: peut-être t'identifiais-tu inconsciemment à ta mère, au fait qu'elle ait été malade et que tu l'aies perdue jeune. Mais tu n'es pas ta mère. Oui, actuellement, tu es malade, mais tu n'es pas ta mère. Tu vas aller loin, très loin avec tes enfants. Tu vas les accompagner de très nombreuses années. Tu vas les voir grandir, devenir de beaux et grands ados, des adultes plein d'alan, et à leur tour des parents. Tu verras tout ça.

Mon mari a eu une enfance et une adolescence compliquée, sa vie a été une suite de difficultés sans fin au niveau familial ( lui aussi a perdu sa mère jeune, et au drames se cumulaient de très grandes difficultés sociales et financières) . Quand je l'ai su (pas par lui ...), je n'y ai pas prêté plus d'attention que ça car il était bien et que rien ne laissait supposer la moindre difficulté. Et puis il y a eu le parcours PMA et la naissance de mon aînée. Les soucis ont commencé juste avant sa naissance (crises d'angoisse...). Ca fait 20 ans que nous sommes ensemble. J'ai pu voir combien la paternité a remué des choses en lui. Même s'il y a du mieux depuis quelques temps, il reste encore des difficultés. Tout ça pour te dire que je comprends que devenir maman ait pu déclencher un si grand mal-être.

Le bon point, c'est que tu arrives quand même à te projeter dans une activité, fut-elle bénévole. C'est énorme, c'est que tu es encore pleine de vie, il y a en toi des énergies qui ne demandent qu'à s'exprimer.  :D
concernant la cantine, les sorties scolaires: il faut que tu te sentes vraiment d'attaque car les réfectoires scolaires sont généralement excessivement bruyants. Entre l'agitation des enfants et le niveau sonore élevé, c'est pas forcément le plus agréable des boulots ! Pour les sorties, je ne sais pas si ta commune fait appel à du personnel car, en règle générale, les enseignants demandet la participation des parents pour aider à accompagner. Par contre, il y a les trajets en bus, pour le ramassage scolaire, qui nécessitent du personnel encadrant.  ;)
Au niveau de ta section des retos du coeur, peut-être organisent-ils des aides aux devoirs pour les élèves. Sinon il y a aussi le CCAS de ta commune qui doit s'en charger. Et ça c'est plutôt pas mal car là, les enfants sont en tout petit nombre et plutôt calmes. La relation est donc plus facile et moins stressante !  ;)

Tes garçons sont tout jeunes. Quels âge ont-ils ? c'est normal d'être épuisée dans cette tranche d'âge. Plutôt que de vous relayer, est-ce que vous ne pourriez pas vous charger chacun d'un bébé ? 1 c'est plus facile à câliner et à contenter et, séparés, ils ne peuvent pas s'entraîner mutuellement dans le cycle infernal des pleurs et des cris. Si la pluie n'est pas trop violente, sortez quand même mais peut-être pas en même temps: 1 peut profiter de l'appart plus calme pendant que l'autre sort avec 1 bébé et puis vous inversez au bout d'un moment.

Je m'arrêt sinon tu vas penser que je ne sais rien faire d'autre que poser des questions !!!  :P [licence de psycho et un boulot d'instit, ceci doit peut-être expliquer cela !!!] :-* :-* :-*

flo31:
Yoka, des nouvelles ? Comment vas-tu ?  ???

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