Finalement, je trouve que ce fil part un peu en live. Non?
Kat, tu l'as prise pour toi ma remarque sur le fait que la mère parfaite n'existe pas

Tippie et Vbr, rien n'est comparable à la perte d'un enfant. En regard de ça, tout paraît des broutilles. Tout (ou presque) est préférable à la perte d'un enfant. J'ai failli en perdre une: tout alors me paraissait supportable, perdre la maison, le travail, le tout qu'elle vive, tout plutôt qu'elle meure. Tout n'était que poussières à part sa précieuse vie...
La réalité, c'est que petit à petit la vie quotidienne a repris son cours, je me prends à nouveau la tête parfois pour des broutilles (je parle pas des enfants mais, par exemple, vouloir perdre du poids, ce genre de trucs assez insignifiants quand quelqu'un qu'on aime est entre la vie et la mort)...
Tout ça pour dire que pour vous le sujet sera toujours extrêmement douloureux et finalement, n'importe quel sujet d' "éducation" complètement insignifiant comparé à votre situation.
Perso, je ne me suis pas sentie dépassée..
Je ne les ai encore jamais laissés.
Je n'ai pas d'aide à côté, ni famille.
Je savoure chaque jour la chance qu'on a de les avoir et je le leur dis.
Je ne les trouve pas pénibles, je ne me plains pas qu'ils sont insupportables, pas que je n'en ai pas marre parfois mais je vois très bien que ce sont parce que leurs besoins et les miens s'opposent, pas par test/malignerie ou autre de leur part.
Ce que je voulais dire, c'est ce que plusieurs d'entre vous disent: je me suis sentie très frustrée et j'ai eu vraiment mal lorsque je ne pouvais pas répondre à leurs besoins comme je l'ai fait avec mon premier, lorsque leurs besoins étaient trop grands pour moi. Lorsque l'une pleurait et que j ene pouvais pas la consolais car je changeais/baignais sa soeur. Lorsque mon grand pleurait parce qu'il n'en pouvait plus d'attendre (là avec un seul bébé: hop dans le dos et on s'occupe du grand. Avec deux, dans la pratique, le corps a ses limites et les gestes sont bien restreints). Bref, beaucoup de moments comme ça, sachant que mes bébés pleuraient beaucoup (du fait de leur naissance d'après les thérapeutes).
Voilà pourquoi j'ai dit que des jumeaux, ça me semblait plus dur que des enfants d'âge rapprochés parce qu'il me semble que dans ce deuxième cas, il est plus facile de répondre à leurs besoins qui ne sont pas les mêmes au même moment.
Mais je suis heureuse de les avoir, pas une seconde je ne regrette la configuration de notre famille.
Juste c'est dur parfois.