Salut tout le monde !
Bon, apparemment journée pourrie pour beaucoup d'entre nous !
Niagara : J'espère que ça va passer

Ca doit être angoissant ...
Gabi : Super CR , toi aussi tu as une Mistinguett qui se cache le visage parce qu'on la voit nue ? ^^
Je ne suis pas abonnée à P€ps mais j'ai acheté le n°3 pour voir ce que c'était et c'est justement cette lecture qui me laisse perplexe. (Et là, j'ai pris le 4 sur les jeux, ça m'intéresse).
Alors, ils parlent beaucoup des répercutions négatives d'une "violence" répétée, même si en général ils prennent l'exemple d'une grave maltraitance, je veux bien entendre qu'il n'y a pas de petite violence.
Mais très peu de conseils pratiques, même pas du tout. Filiozat ne m'aide pas pluss dans ce chemin, à chaque fois elle parle de faire travailler les neurones de nos bambins, mais à leur âge ils ne sont pas capables de telles réflexions sur leurs actes et leurs conséquences.
Je suis totalement contre lever la main sur mes enfants, même la petite tape. Je ne le ferai pour aucun autre être humain alors pourquoi je le ferai sur ceux qui sont le plus chers à mes yeux. Là dessus, je suis intraitable, personne ne lève la main sur mes enfants, je ne peux pas laisser passer ça.
Je repensais tout à l'heure à un article sur l'écoute des sentiments qu'expriment nos enfants. Dont la colère. Et ça, c'est mission impossible ! Jules m'en fait 100 par jour des colères (dès qu'il se fait reprendre pour quoi que ce soit, et un peu tout le temps en général), les seuls sourires qu'il me fait en ce moment c'est quand je vais le lever de son lit

Et il se trouve que quand il est en colère il crie avec une voie stridente. Et ça pour moi c'est extrêmement douloureux (mon médecin me soupçonne une légère hyper accousie, surtout en ce qui concerne les sons aigües). Alors écouter sa colère ça me donne juste envie de chialer.
Et pour les rares fois où j'essaie, où je tente de le faire parler, il n'y a rien qui en sort à part des NAN! ou des Mmmm.. ou autres onomatopées.
Bref, j'aimerai bien les avoir à la maison ces pédopsy

Parce que du coup, je m'énerve et j'aime pas ça. Surtout que Victor est très sensible et ses pleurs me fendent le coeur après que je me sois énervée contre lui. Il ne comprend pas ma colère et ça s'entend.
Lucie : Le principe de cette "parentalité positive" est encore très floue pour moi (voir plus haut). Le principe de base c'est l'éducation dans le respect de l'enfant, de ses compétences et de sa personnalité. Ca demande BEAUCOUP de patience, BEAUCOUP de créativité et BEAUCOUP de temps. La base, je pense, c'est de réussir à s'informer suffisamment pour comprendre le développement de l'enfant, notamment intellectuel, pour pouvoir adapter tes demandes et ton comportement envers lui. Et du coup, éviter des situations de crises souvent mises en place à cause de malentendus (les fameux caprices sont, à mon sens, toujours basés sur des malentendus). L'enfant ne perçoit pas le monde de la même façon que toi, son développement le pousse à agir de telle ou telle manière, notamment en fonction de ce qu'il comprend de son environnement (qui est donc pas la même vision que la tienne, je sais pas si tu me suis). Et du coup, si tu entres en contradiction avec ses ressentis, ses besoins, c'est là que tu as des crises qu'on ne voit pas venir en général.
Par exemple, heuu... Mes enfants en ce moment sont à un âge où ils se construisent une image du monde. Et pour s'y retrouver, il faut que chaque chose soit à sa place, soit nommée et que rien ne bouge. Pas forcément physiquement (mais ça marche aussi avec les objets). Par exemple en ce moment, on a quasiment tous les jours un tour des prénoms des membres de la famille " Mamie c'est Machine, Papa c'est Bidule, Maman c'est Anna etc..". C'est un moyen de vérifier que le monde n'a pas changé. Ils vérifient aussi que les choses sont toujours aux mêmes propriétaires.
Bon, ça c'est les indices flagrants. Mais si par exemple, l'Amoureux pour une raison ou pour une autre va utiliser mon ordinateur au lieu du sien, ça va être la crise. Et si tu ne comprends pas ce qui se passe pour eux en ce moment dans leur tête, tu ne vas pas comprendre pourquoi ils crient et du coup, tu vas t'énerver, trouver des excuses à la con (genre "il me teste, c'est un caprice, blablabla..."), et punir injustement.
Bon, l'exemple est un peu bidon, des fois c'est plus subtil que ça et t'as intérêt à réfléchir vite pour comprendre ce qu'il se passe.
Alors oui, il y a beaucoup d'explications, mais c'est pas que ça. C'est aussi, je pense, beaucoup d'observation et d'écoute. Et c'est ce qui m'intéresse le pluss je trouve. C'est un peu un travail d'ethnologue, tu pars découvrir et comprendre une autre civilisation

Et ça commence dès la naissance. L'écoute, l'observation et ne pas pousser à l'évolution et l'apprentissage (pas de surstimulation). En gros, tu ne mets pas tes enfants assis tant qu'ils ne sont pas capables de s'y mettre seuls, tu ne les fait pas marcher tant qu'ils ne sont pas capable de marcher seuls... Et finalement, la seule chose que je leur ai apprise sur un plan moteur c'est de descendre d'une surface haute (genre un canapé).
Voilà, fait du roman de 15 pages !

Merci de m'avoir lu pour les plus courageuses d'entre vous

J'ai une question couche lavable mais je vais la mettre à part pour qu'elle ne soit pas noyée

J'essaie également de pratiquer, mais c'est pas toujours facile! A ce sujet, sur les multiples, je conseille le magazine "Gr@ndir autrement" de cet été. Comme tu le dis, ça suppose d'être disponible, et dans de bonnes dispositions soi même pour se rendre accueillante aux sentiments de ses enfants.