je crois que c'est une dépression ...
bilette:
Bonjour à toutes !
Je vous dis un super super grand merci pour votre réconfort et votre soutient ça m'aide bien ! Merci pour tous vos messages gentils, ça me fait beaucoup de bien.
Je reviens de chez mon médecin traitant chez lequel je me suis effondrée en larme de fatigue, il ne savait plus quoi faire pour me calmer et me dit que les hormones sont quand même pour une grande part dans ma fatique et mes sautes d'humeurs.
Il a été à l'écoute et pour une fois il m'a comprise et m'a fait un arrêt de travail d'un mois jusqu'au 30 mai 2007.
Je suis soulagée mais complètement crévée encore...
J'ai pu ce matin très tôt (car insomnies) appeler un centre d'échographie conseillé par la gynéco lundi, je suis tombée sur une secrétaire adorable (ça aussi ça fait du bien je vous jure ...)qui a pu m'avoir un rendez vous demain à 12h15 pour ma seconde écho du 1e trimestre pour établir le diagnostic des ou du placentas.
Je suis rassurée et il me tarde demain.
Sinon le moral toujours pareil, je me mets à pleurer comme une madeleine à chaque fois qu'on me demande comment je vais, et en lisant vos messages et bien devinez quoi ?
Je pleure ....
J'ai beaucoup de peurs et de doutes,
- la peur de mon couple, qu'il ne tienne pas le coup vu mon sale caractère et ma façon de me laisser aller au tragique, (peur pour les bébés, pour leur développement, malformations ....)
- La peur de l'accouchement (il faut que je prenne rendez-vous avec une sophrologue ça me fera du bien je pense que ça m'aidera à me calmer et je commence les cours d'haptonomie dans 15 jours),
- Je n'arrive pas à me sentir mère (pourtant c'est une grossesse très désirée par nous deux) et je ne réalise toujours pas que je porte deux bébélous, ducoup je me voile la fasse et me dis : "ça va t'a le temps c'est pas encore ! mais comment tu vas supporter cette douleur de l'accouchement et même les sentir bouger ça me fait peur". Il faut dire que je suis de "constitution fragile" même pas enceinte je suis tout le temps malade ou fébrile enfin bref ....
- en fait je n'ai pas confiance en moi ( je me soigne pour ça, j'ai été suivie pendant longtemps par un psy, tout ceci est du à mon enfance j'en suis consciente) mais tout ressort aujourd'hui et c'est normal de toute évidence à un moment où je vais transmettre la vie et où je vais devenir maman.
enfin voilà quoi ...
Je vais aider mon mari et je reviens !
Biz à toutes !!!
Isazou:
Bonjour Bilette, je reviens de quelques jours de vacances, et je trouve ton post... ça me fait un peu penser à ma première grossesse. (singleton, par contre). Je crois que toi aussi c'est ta première grossesse, non ?
ALors, si cela peut t'aider, voici, en gros, ce qui s'est passé :
1 : J'avais très envie d'être maman, et depuis longtemps. Mais moi qui essaie toujours de "contrôler" les choses (par peur d'être dépassée, bien sûr), là, je me suis rendue compte que je ne pouvais rien contrôler en étant enceinte : les nausées, la fatigue, le moral, les larmes, ... bref, tout ce qui m'arrivait à cause de la grossesse, je le subissais comme une attaque personnelle, comme si c'était "ma faute" si je n'arrivais pas à mieux vivre cette grossesse... Moi aussi j'ai souvent pleuré chez le médecin pendant les premiers mois... et puis tout ça s'est amélioré peu à peu : j'étais allée voir sur des forums comment limiter les nausées du matin, etc..., je me prenais un peu en charge, et ça allait mieux. Mais surtout, je suis arrivée à 4 mois de grossesse : là : plus de nausées, une libido regonflée, beaucoup moins de fatigue... finalement, j'ai passé le reste de ma grossesse à me rendre compte que ce n'était pas moi, mais la grossesse qui avait provoqué tout ça.
2 : J'ai eu aussi des tas de doutes sur ma compétence en tant que maman. Je ne me suis sentie mère qu'à l'accouchement, lorsque je tenais Leelou dans mes bras. Et surtout, je me suis étonnée : "c'est moi qui ai fabriqué ça ? J'ai réussi à construire un petit être aussi beau que ça ?", et le regard de ton enfant les premiers jours (et encore après), c'est vraiment une belle récompense.
3 : Avec le papa aussi nous avons eu des crises (sauf que le mien ne parle pas, il garde tout pour lui, et c'est pas toujours facile :-\ ). Un jour, il m'a dit qu'il n'était pas sûr d'en vouloir, de cet enfant. Et puis c'est tout. Plus de paroles. Je suis là-aussi allée voir sur internet des témoignages de mamans, et de papas... heureusement, car j'ai pu me rendre compte que c'était fréquent chez les pères. Et puis une semaine après, il m'a dit, "mais quand il sera là, ce bébé, si entre nous ça va plus, qu'est-ce que je vais devenir moi ?" Et là j'ai compris. Le lendemain, je lui ai dit que cet enfant je le faisais avec lui, pas toute seule, et que je ne voulais pas de cet enfant sans lui. Il pensait qu'une fois que j'aurais mon bébé, je n'aurais plus "besoin" de lui. Je lui ai expliqué, (à ma grande surprise d'ailleurs) que , au contraire, c'était son enfant que je voulais, et pas un enfant, et que je ne pouvais imaginer avoir cet enfant et m'en occuper sans lui. Il n'a rien répondu et rien dit pendant 2 jours, mais je sentais qu'il se détendait. Je respectais son silence, comme d'habitude, et le 3 ème jour, il m'a remercié, car, ça allait mieux.
Pour conclure, je crois que aucune grossesse n'est facile, et surtout pas la première car c'est vraiment l'inconnu. En plus, pour toi il s'agit de jumeaux,c'est donc 2 fois plus de doutes... Mais j'ai toujours pensé que la nature est plutôt bien faite, et que si une grossesse dure 9 mois, c'est aussi parce qu'on a bien besoin de ça, nous les futurs parents, pour se préparer aussi. Et nos doutes, et nos larmes nous rendront plus forts après.
Voilà Bilette, j'espère que mon témoignage pourra t'aider un peu... et saches que ça fait du bien de poser nos valises. Alors profites bien de ton arrêt pour te reposer,et peu à peu, tu verras, tu remonteras tout doucement la pente...
Je t'envoie plein de bises, en attendant de tes nouvelles,
Isazou. :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-* :-*
bilette:
merci, merci, merci, merci,
Pour toute votre écoute et vos réponses.
Effectivement c'est une première grossesse et donc la peur de l'inconnu le plus récurant.
Je me suis aperçue d'une chose c'est même dans les moments les plus heureux d'une vie, notament de la mienne, il y a toujours d'énormes remises en questions qui sont bénéfiques par la suites mais au début c'est le gros doute et la peur biensur.
Pour mon mariage ça a été la même chose et puis ça a été la plus belle chose qui nous soit arrivés cette union.
Je pense que ça fait pareil pour cette grossesse sauf que là le sentiment que j'ai c'est que je me sent encore plus dépendante de lui donc plus peur de la perdre aussi.( bien qu'il me montre tout les jours son appuis et son réconfort, sauf hier....)
Pleins de sentiments refoulés remontent à la surface et il faut faire avec. :-X
Je sais qu'il faut que je cesse de mettre un coup de pied dans chaque pierre essayer de laisser couler mais là c'est difficile.
Ça me réconforte de savoir que je suis pas seule à passer par là et que certaines en sont même sorties plus fortes.
Même si on est aider par notre mari, notre compagnon ou même la famille, nous sommes seule à traverser cette épreuve dans notre corps et ça me fait très peur... :-\
Je ne veux pas non plus transmettre à mes bébélous ce doute ni cette peur car il parait qu'ils ressentent tous et ces derniers jours les pauvres ils doivent se demander ce qu'il font dans ce ventre .....
Merci encore du soutient que vous m'apportez et du réconfort que je trouve sur ce site en vous lisant je me sent comprise et beaucoup moins seule dans ma situation. :-*
P'tite Lilli:
Je me disais bien que ce ne pouvait pas être que de la fatigue...
Ton couple: je ne pense pas que la naissance d'un enfant puisse détruire un couple. Je pense plutôt que cette naissance va mettre à mal un couple déjà déstabilisé. Un couple uni va s'épauler devant le berceau. Si tu as confiance en ton couple et ton homme, il n'y a pas de raison que cela aille mal.
La peur de l'accouchement: on peut toutes t'aider à ce niveau là. Précise tes questions ;) . Tu parles de douleur d'accouchement, perso elles ont été égales à zéro. Merci la péridurale :D Et pourtant l'aîné était gros, avec une grosse tête (qu'il a toujours d'ailleurs, je lui achète des casquettes taille adulte), il est né avec des spatules (des forceps en beaucoup beaucoup plus petits).
Te sentir mère: je vais aller dans le sens d'Isazou. Difficile d'imaginer avant de le matérialiser, de le tenir dans tes bras. L'instinct maternel pour moi appartient à la série RALC. Il y a la mère, il y a l'enfant et puis la découverte de l'un et de l'autre.
La confiance en soi: il est normal que tu la remettes en question. Faire un enfant est une lourde charge. Le bail est signé à vie ;D Je crois qu'on doute tous et toutes de nos capacités à élever un enfant, à le rendre heureux, etc.. Mais on apprend sur le tas. Douter permet de faire des erreurs et d'avancer, de se corriger, de s'auto-évaluer.
En bref, tu es bien "normale" dans tout ça ;) :-*
jumeaux 2007 et leur soeurette ;-):
Bonjour Bilette
Etre suivie en haptonomie est une bonne idée. Je ne sais pas dans quel région tu es, moi je suis dans le 95, et pour ma première grossesse j'ai été suivie en haptonomie par Dr Laroche. Je suis convaincue que ce suivi m'a aidé à bien mener ma grossesse jusqu'à 2 jours après terme, à avoir une petite fille très sociable et épanouie, avec qui il y a toujours eu communication.
Ce que tu vas pouvoir en retirer :
- c'est un suivi en couple, donc si le papa est partant avec toi, ça ne peut être que bénéfique pour le couple
- c'est une approche qui va t'aider dans la perception des bébés, donc dans ta maternité
- c'est une approche qui aide à être en contact avec soi-même, à être "ancré", en sécurité, donc qui peut aider à apaiser des problèmes passés. Il existe même une forme de psychothérapie en relation avec l'haptonomie.
- Dr Laroche m'avait donné des conseils pour l'accouchement et l'allaitement que j'avais trouvé très rassurants. Par contre, il me semble que dans la sophrologie il y a une maîtrise de la respiration ; les techniques de préparation à l'accouchement centrées sur la respiration ne sont pas compatibles avec l'haptonomie : En haptonomie, l'idée est d'être très présent à soi-même et au(x) bébé(s), ce qui amène une respiration calme et tranquille.
Navigation
[#] Page suivante
[*] Page précédente