Merci floolive

Bone voyage à Alolu!! Chouchoutez-vous bien les zamoureux

Zazou, on pense à toi

Ici pour l'instant ça se passe bien. Bon un peu de stress, quelques angoisses évidemment.... Demain soir échographie. Vendredi échographie. Mardi prochain échographie.

Si avec ça on ne repère pas le sexe des bébés...

Demain soir ça se passe au CHA de Libramont chez notre gygy habituel. Vendredi c'est à l'UZ Leuven avec la spécialiste des gémellaires. Et Mardi prochain c'est au CHR La Citadelle de Liège chez le spécialiste des échos gémellaires. Je voulais que nous puissions faire un choix, donc avoir une alternative pour le suivi spécifique. Le suivi régulière étant assuré à proximité par notre gygy habituel. Donc pour le suivi parallèle spécialisé, et donc éventuellement la prise en charge anté et post partum + neonat, nous ferons un choix entre Leuven (2h de route, région flamande) et Liège (1h15 de route, région wallonne ). Ca va se jouer au feeling, et à l'avis de notre gygy habituel aussi, qui nous avait dirigé vers Leuven mais avait aussi parlé de Liège. En fait depuis 2011, le CHR La Citadelle de Liège dispose d'un tout nouveau service de NIC (Neonatal Intensive Care), ils prennent à partir de 24 semaines (et pas 32 comme nous l'avions compris). Et ils ont aussi une unité MIC (Maternal Intensive Care). Donc la totale. Avec des spécialistes des grossesses à risque et de la très grande prématurité.
Ce qui m'a positivement interpellé, c'est qu'à Liège j'ai pu parler directement avec la responsable de l'unité MIC, un bon moment, elle m'a déjà expliqué pas mal de choses, très bon feeling. Elle m'a donc invité à prendre rdv avec leur spécialiste des échos gémellaires. Qui travaille en collaboration avec le MIC et le NIC (mouhahahaha..... MIC NIC

). J'ai d'autre part appris qu'ils travaillaient très bien avec le CHA de Libramont où nous sommes suivis, que la responsable de la MIC connaissait très bien notre gygy, et qu'en plus il leur était déjà arrivé de déplacer une unité pédiatrique en urgence à Libramont depuis Liège avec tout le matos pour traiter des urgences à Libramont.
Bref.... Leuven est un choix intéressant évidemment, nous verrons les impressions et le contact, ainsi que les installations. Ce qui me dérange par contre subjectivement, c'est le problème linguistique... un truc complètement surréaliste, mais voilà, j'ai dû prendre rendez-vous en Anglais, et j'ai reçu la confirmation par courrier en Flamand

Pas envie que ma femme se retrouve dans un environnement où elle ne comprend pas ou ne peut pas se faire comprendre. On verra donc si les querelles communautaires se sont invités dans cet établissement, ou pas. J'espère que non, ce serait sinon totalement inacceptable.
Ce que je remarque en tout cas dans toutes les démarches que j'accomplis actuellement pour préparer les prochains mois, c'est que lorsque je signale qu'il s'agit d'une mono mono... les choses vont très vite pour les rendez.vous, les infos, les documents, etc... je ne sais pas si ça doit nous rassurer, ou pas.

Sinon semaine dernière j'ai fait une grosse bêtise, j'ai lu un mémoire écrit dans le cadre d'un examen pour l'obtention d'un diplôme de sage femme, (2011, Université Paris Descartes). Sur la prise en charge des grossesses gémellaires mono mono. Avec notamment le rappel des recommandations de pratiques cliniques de 2009. Des statistiques sur une dizaine d'années (1999 - 2009) sur des hôpitaux de la Région Parisienne (6 ou 7 établissements, environ 72 dossiers... c'est pas beaucoup sur 10 ans quand même sur autant d'hôpitaux en RP

). Et bien je n'aurais pas dû. En même temps ça ne faisait que concentrer un tas d'infos plus ou moins obscures glanées à droite et à gauche, avec beaucoup d'explications accessibles, et une analyse intéressante. Impressionnant quand même. Enrichissant. Mais surtout bien violent

Bref.... tout va bien jusqu'ici. Simplement... la méthode coué a ses limites et quand on redescend sur terre de temps en temps, ça fait tout drôle.

Autant la première grossesse était un vrai bonheur tant pour ma femme que pour moi, autant ici.... j'ai hâte que ce soit derrière nous, et d'avoir nos deux bébés dans les bras, en bonne santé, sans pathologie grave, sans handicap, avec une maman en bonne santé. C'est beaucoup demander, je sais, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour arriver à ça. Malheureusement beaucoup de paramètres échappent à notre contrôle.
Donc Madame reste le plus zen possible, mais je perçois malgré tout des signes d'inquiétude ou de fatigue, voire même d'ennui. Elle n'aime pas rester à ne rien faire... alors zen oui, mais peu active.... ça passe moyennement. On doit se remémorer les objectifs de temps en temps pour que ça passe. Et objectiver la situation. Un travail d'équipe qui commence déjà maintenant.
Je n'ai pas trop le moral du coup. Et je fatigue un peu aussi. Entre les préparatifs de l'arrivée des bébés (administration, maison, organisation), l'intendance quotidienne (m'occuper au maximum de ma fille, de son école, faire les courses, la vaisselle qui ne va pas en machine, le ménage, etc...), le stress du bureau (mon métier est prenant, et les activités périphériques à mon activité principale aussi), le stress de la grossesse (je dors mal, réfléchis trop, m'inquiète pour ma femme, mes enfants), je n'ai toujours pas repris mon entrainement, je prends du poids, me sens mal dans mon corps, bref je superpose stress, couvade, et déprime. Vous allez me demander de quoi je me plains et vous aurez raison, ce n'est pas moi qui porte deux bébés dans mon ventre. Ben en fait je ne me plains pas, je partage juste mon état d'esprit à un instant T. Je sais que c'est un passage nécessaire, et je me préoccupe plus de mon épouse et de nos bébés que de moi-même, enfin je pense, en fait je n'en sais rien ;\. Je ne dirais pas non à un peu de soutien mais je suis trop pudique pour le demander. Et puis à qui demander... ma femme est tout pour moi, aussi ma meilleure moitié, ma meilleure amie, ma confidente, mon soutien émotionnel, Mais là je ne peux pas lui demander de me soutenir, car c'est à mon tour de le faire. Bref je psychote un peu ce soir, ça ira mieux demain. Ca me fait du bien de l'écrire en fait. Cathartique. Qu'est-ce que j'ai horreur de ne pas avoir d'emprise sur une situation, de n'avoir aucun contrôle. Rhaaaa... se sentir impuissant. Donc pour compenser j'essaie de préparer au mieux le terrain.
J'ai quand même partagé un peu quelques-unes de mes inquiétudes avec Madame. Sans lui donner la version complète évidemment... Ca a fait du bien, et à elle aussi car elle a pu lâcher un peu la pression, elle retenait quand même quelques angoisses bien enfouies. Faut lâcher la vapeur de temps en temps, ça vaut pour nous deux. On se sentait mieux après. Et je crois avoir fait une erreur en pensant garder tout sur le dos, et préserver totalement mon épouse concernant la particularité pas forcément joyeuse de cette grossesse. Nous sommes plus forts à deux, donc nous devons aussi partager ça. On va essayer pour voir en tout cas. Nous avons déjà vécu et traversé des épreuves tous les deux en presque quinze ans de vie commune, mais j'avoue que celle-ci est certainement la plus éprouvante physiquement et moralement. Heureusement que nous nous sommes bien trouvé. J'aime ma femme comme au premier jour, et ça c'est certainement la plus puissante des armes dont nous disposons ensemble pour avancer dans cette aventure. Ca et toute l'énergie positive que nous envoie notre fille, qui nous couvre de bisous et de je t'aime depuis quelques semaines.

3615 ma vie.... sorry, fallait que ça sorte.
Quand je me relirai dans un an.... j'espère que je pourrai me dire que c'était vraiment beaucoup de stress pour rien.
@+