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Auteur Fil de discussion: Déjà 1 an, et tellement difficile de se reconstruire...  (Lu 7085 fois)
sandra6172
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« Répondre #15 le: 20 Janvier 2015 à 18:08:09 »

Une pensée pour ton Ange  Bisou Bisou Bisou Bisou Bisou Bisou
C'est une très bonne idée de planter un arbre... çà peut être un très bon  lieu de recueillement. Pour nous, mon fils  Guillaume est enterré au cimetière. C'est mon mari qui a fait toutes les démarches administratives. Je ne sais pas comment il a fait,  où il a trouvé cette force pour le faire. Il m'a enlevé un poids puisque de mon côté après la mort de Guillaume, je souffrait d'hypertension ils m'ont gardé 1 semaine de plus à l'hosto.

Je connais ce blog, j'y vais régulière sur le lien de Tannabelle. Concernant mon fils Laurent, il n'a pas de séquelles par rapport à son frère. il connaît son histoire mais il est trop petit pour comprendre. Je sais seulement qu'il faut que je réadapte ma manière de parler  au fur et à mesure qu'il grandit. J'essaye de parler avec lui avec des môts simples et avec vérité. Lui dire " qu'il n'est pas responsable de tout cela et que personne ne l'est. Si je suis parfois triste c'est parce que ton frère me manque. Je suis très contente que tu sois là, tu m'es très précieux". Les enfants perçoivent toujours quand cela est dit avec les môts du coeur. Mon fils Laurent a aujourd'hui 3 ans, c'est un petit garçon équilibré et plein de vie qui fait le bonheur de ses parents.

J'ai vu que tu as fait un parcours PMA. C'est d'autant plus dur pour nous de perdre un enfant quand on a un parcours aussi difficile pour avoir un enfant. Si tu comptes reprendre les traitements, prends ton temps d'être prête et d'avoir suffisamment avancer  dans le deuil. Chaque échec de tentative me rappellait à chaque fois que mon fils Guillaume aurait dû être là et me faisait replonger dans le deuil.  Il m'a fallu du temps pour dissocier ces 2 évênements. Courage dans ton cheminement vers le deuil. Tous mes voeux les plus sincères pour cette nouvelle année qui commence.  Douces pensées à ton Ange

______________________________________________
Bientôt 6 ans que nous essayons de construire notre famille ( moi IO et lui OATS)

FIV1
Laurent est né en vie le 27 Septembre 2011
Son frère jumeau Guillaume est décédé le 26 Septembre 2011 à 38 SA d'une hypoxie placentaire (cause connu 3 ans après)

3 ans 3 mois se sont écoulées depuis la mort de Guillaume et les traitements se sont enchaînés
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j'attends enfin mon troisième enfant  Souriant, mon bébé espoir miracle, accroche toi, je crois en toi
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aurel28
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« Répondre #16 le: 21 Janvier 2015 à 14:25:17 »

Sandra,
Merci pour ton message.
N'ayant pas pris en charge les obseques, chose que j'aurais souhaiter faire avec du recul, j'avais besoin d'avoir un lieu de recueil,c'est un peu à arbre à souhaits.
J'ai eu après l'accouchement beaucoup de mal à avancer, car il me restait guère de traces.
Je regarde souvent le blog de Tannabelle, je l'ai rencontrée sur un autre site.
Comment as tu vécu la première année, as tu évoquer l'histoire à ton fils , quand il était bébé?j'ai pour le moment beaucoup de mal à lui dire, je pense que j'attends qu'il soit en âge de comprendre, je ne sais pas si c'est bien!on verra bien.
C'est un enfant épanoui , joyeux, plein de vie pour le moment, j'espère que cela pourras continuer.J'appréhende un peu l'école, qu'il ressente ce manque, qu'il y est des problèmes de comportements,pour le moment je laisse faire les choses...
Ayant un aîné de 5 ans, je ne souhaite pas reprendre le chemin de la PMA, pour cette grossesse j'ai eu beaucoup trop de complications, hyperstimulation stade 2, hospitalisation 10 jours, et deux mois alitée car j'avais de l'ascite , j'ai pris 5 kg  en 2 jours, c'était beaucoup trop douloureux, et j'aurais surtout trop peur de revivre la même situation, en implantant 2 embryons.
Si toutefois une grossesse arriverait naturellement, je serais ravie, mon mari un peu moins je pense, mais j'ai beaucoup de mal à admettre ma dernière grossesse , le dernier bebe que j'ai mis au monde est né sans vie....
On verra bien.
J'ai vu que tu avais mis beaucoup de temps à tomber enceinte, ça à dû être compliqué moralement.
Mais il me semble avoir vu que tu étais enceinte, je suis ravie pour toi, en espérant que tout se passe pour le mieux, comment vis tu cette nouvelle grossesse ?
Bon courage
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Fleurs972
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Juinette 2015


« Répondre #17 le: 21 Janvier 2015 à 17:32:40 »

Aurel,

Je voulais te mettre un petit mot pour toi et ton ange, je te trouve très courageuse. Il est vrai que c'est un long parcours et je suis d'accord avec le fait d'être passé par la pma c très dur. C'est bien que tu aies trouvé ce moyen, l'idée de l'arbre et quoi de plus beau que la nature !!!!
Merci pour ta gentillesse et j'espère que tes désirs seront comblés  Bisou Bisou Bisou
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Après un peu plus de 3 ans de longue attente, mon miracle est arrivé : grossesse bi-tri
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sandra6172
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« Répondre #18 le: 21 Janvier 2015 à 22:01:00 »

A l'hopital, les sage femmes m'ont conseillé de parler de son frère Guillaume même si Laurent ne comprend pas tous mes mots, il comprend l'intonation de ma voix. Les bébés sont des éponges, ils savent quand leurs mamans vont bien ou pas. Malgrés tout, il a toujours bien fait ses siestes et ses nuits, je n'ai pas à me plaindre, c'est un enfant adorable. Pour moi, le fait de lui en parler très tôt, cela m'a permis d'avoir moins de réticences quand il me pose des questions aujourd'hui, je lui dis pas tout, je lui dis ce qu'il doit savoir à son âge.

Au début du deuil, je pleurais souvent, jamais devant Laurent car je voulais le protéger.  Je me faisais souvent violence et je prenais souvent sur moi pour montrer le moins possible que j'étais très affectée. J'alternais souvent dans la même journée entre joie et tristesse, c'était assez dur à vivre parce que j'avais l'impression de ne pas être la même personne entre ses haut et ses bas .  Après cela, j'ai eu un passage de dénie de plusieurs mois. Avec le recul, je pense que çà m'a aidé à mieux m'occuper de mon fils. C'est aussi la période où mes proches me rabâchait sans cesse que "ce n'est pas grave, tu en as Un, sois heureuse", je pense que çà a contribué dans ce processus. Aux alentours de la date d'anniversaires de mes fils, j'ai commencé à me dire qu'il y a quelque chose qui cloche. Plus je me rapprochait de cette date, plus je replongeais dans le deuil. Je revivais en quelque sorte cette nuit où tout a basculer dans ma vie, où je ne serai plus jamais la même. Je suis retournée chez mon psychologue et nous avons essayé de mettre des môts sur ce que je vivais. Verbaliser m'a beaucoup aider à me libérer de cette souffrance.

Aujourd'hui, la peine est toujours présente. Je pense qu'elle sera toujours présente jusqu'à la fin de ma vie. Mais je peux dire que je peux vivre mon deuil de manière plus apaisée. J'ai appris à vivre avec... Mes journées sont plus douces 3 ans après. Je connais aujourd'hui la valeur de la vie. Je sais que la vie peut être aussi belle qu'elle peut être cruelle et qu'il faut savoir profiter des bons moments les plus simples avec ceux qu'on aime.

Ma grossesse se déroule bien.  Je trouve que je suis plus inquiète, j'ai plus peur. Après la mort d'un enfant, on n'a plus cette innocence de la grossesse puisque je sais dorénavant que la vie est fragile et que tout peut basculer en un instant. J'étais plus zen pendant ma grossesse gémellaire que maintenant avec un singleton. Heureusement que j'ai les copinautes fivettes qui m'ont conseillé un très bon cd de sophrologie, très efficace je trouve contre l'angoisse. En fait, j'essaye de vivre au jour le jour et de vivre l'instant présent. Je me raisonne en me disant que chaque grossesse est différente , que la fin ne peut être que différente et qu'il faut contrôler ce qu'il peut être contrôler: repos, alimentation, vaccination, repos etc...

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aurel28
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« Répondre #19 le: 21 Janvier 2015 à 23:31:35 »

Sandra,
Dans tes phrases, j'ai souvent eu l'impression de me retrouver.
Je sais qu'il faut parler à son enfant de son co jumeau , des le plus jeune âge, et que les enfants sont des éponges.
Malgré tout je n'arrive pas encore à lui dire son histoire, je sens que les larmes montent....Par contre mon fils aîné parle beaucoup de ce petit frère ou sœur.
Quand il dessine sa famille, Camille apparaît toujours, d'une couleur plus claire..
La seule fois ou j'ai pu l'évoquer c'est le jour de son baptême, ou j'ai lu un texte à ma famille pour leur faire part de ma douleur, de ma tristesse , de ce bébé qui avait vécu 6 mois à mes côtés ,et leur dire que même si ils ne l'avaient pas connus,qu il sera toujours notre enfant.
Les personnes ne savent pas le mal qu'elles peuvent nous faire en disant "il t en reste un,""tout va bien", alors relativise et passe à autre chose.
Elles veulent certainement nous aider, mais nous en tant que mamans nous avons besoin de prononcer le prénom de notre enfant, de parler de lui, pour pouvoir avancer dans le cheminement de notre deuil.
La première semaine , je pensais pouvoir m'en sortir seule, mais je crois que nous avons toute besoin d'aide,en plus il y forcément des moments plus difficile, la date de conception(d ailleurs 2 ans aujourd'hui ),les fêtes de fin d'années, le 1 er anniversaire, ou forcément tu te remémores ces derniers moments, et surtout comme tu as pu le dire ce jour  qui a fait de toi une autre personne.
C'est vrai qu'apres cette tragédie ,tu arrives à relativiser davantage, et on apprend également la vraie valeur de la vie.
Cette première anneé , j'ai eu l'impression d'être une zombie, je ne me rappelais de rien, je n'arrivais pas à m'exprimer, je riais sans avoir le sentiment d'être heureuse, de vivre sur une autre planète....
Aujourd'hui apres l'aide de ma psy pendant plusieurs mois, j'ai appris à prendre du temps pour moi pour traverser cette épreuve, à parler à mes proches de mon enfant, et puis je fais aussi de la sophrologie.
C'est super que tu puisses relativiser sur la venue de ce bebe,je te souhaite de profiter pleinement et sereinement de ta grossesse, on a aussi le droit au bonheur...
Tendre pensée à ton petit ange.

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sandra6172
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« Répondre #20 le: 25 Janvier 2015 à 00:25:30 »

J'ai aussi eu cette période où je n'arrivais plus à verbaliser mes sentiments aussi bien la joie que la tristesse. Je suis encore parfois introvertie. La thérapie de la musique m'a beaucoup aidée sur ce point. Comme je ne trouvais personne avec qui je pouvais en parler librement, à part les forums, je recherchais des musiques en rapport avec et je me les passais en continue jusqu'à ce que la charge émotionnelle apparaissait et s'en allait peu à peu. Je me les repassais quelques jours plus tard pour savoir si je pleurai encore dessus ou si je pouvais ressentir de la joie. Je pense que c'est normal, l'ambivalence nous empêche de comprendre ce qui se travaille en nous. Prendre soin de soi, se donner de l'amour et de la compassion, c'est aussi s'aider soi même

Je comprends que la famille soit maladroite et ne sache pas quoi dire mais parfois je trouve que leurs propos sont agressifs et déplacés. C'est mon avis personnel... En 3 ans, ils ne m'ont pas beaucoup aidé. Ce sont mes lectures sur le deuil et mes discussions sur les forums qui m'ont aidé à avancer. Je pense qu'il faut l'avoir  vécu pour comprendre l'horreur de perdre un enfant.

 La première fois que j'en ai parlé à mon fils, je pleurai comme une madeleine. Je ne sais pas s'il s'en rappelle quand il était bébé, moi oui : gorge nouée, aucun mot ne sortait, sanglot, une catastrophe quoi!!! c'est au fur et à mesure que j' avançais dans mon cheminement que j'ai pu lui en parler avec apaisement. Je pense que tu as raison d'attendre un peu, attendre d'être prête.... Jadis, une mamange d'un singleton m'avait conseillé un très bon livre pour me permettre de mieux savoir,  la compréhension des enfants sur la mort et sur le deuil dans les différentes tranches d'âge. Je pense qu'il peut t'aider à ton tour à trouver le bon moment pour en parler et les mots adéquates pour lui dire. Je te laisse la référence, on ne sait jamais si tu es intéressée: "Dis, c'est comment quand on est mort? Accompagner l'enfant sur le chemin du chagrin" Auteur Helene Romano. Un autre livre est  plus adapté au deuil périnatal, il y a beaucoup d'illustrations pour les enfants, c'est "Les raccomodeuses des coeurs brisés" Auteur Catibou, très intéressant pour expliquer à ton aîné. Douces pensées à ton Ange
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aurel28
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« Répondre #21 le: 27 Janvier 2015 à 23:16:51 »

Sandra,
Merci de m'apporter des réponses et de m'aider dans mon cheminement.
J'adore lire, ça tombe bien, je vais essayais de me procurer ces livres.
Je trouve que d écouter de la musique pour verbaliser ses sentiments, et une très bonne idée!!!est ce la psy qui te l'as conseillée?
Je veux me mettre au piano, j'essaye et j'arrive à prendre du temps pour moi, pas toujours facile, mais j'en ai besoin, heureusement j'ai ma famille qui est toujours disponible.
Je voulais te demander, lors de tes consultations avec la psy, emmenais tu ton fils?je n'ai jamais voulu que mon fils soit présent , je ne voulais pas qu'il entende et qu il ressente ma tristesse, je me suis dit que durant ma grossesse, il avait déjà du ressentir mon stress..
Ton fils  est il scolarisé? les enseignantes connaissent elles son histoire?
Je suis désoleé pour ces questions, si tu ne souhaites pas y répondre je comprendrais.
Sinon j'espère pour toi que tout se passe pour le mieux, vous devez être très heureux apres cette longue attente, car il faut le dire, la PMA c'est un vrai parcours du combattant!
Connais tu le sexe?
Prends soin de toi , et  je te souhaite beaucoup de bonheur pour les mois à venir.
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sandra6172
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« Répondre #22 le: 29 Janvier 2015 à 23:15:44 »

bonsoir Aurel

Non, ce n'est pas le psy qui me l'avait conseillé. Je me suis aperçue que je pleurais sur des musiques tristes en rapport avec mes ressentis de deuil que je n'arrivais pas à verbaliser et je "planais" sur les chansons d'amour et de joie. Souvent j'écoutais et j'écoute encore les musiques que j'écoutais jadis avant le drame, çà m'a permis de me rappeler qui j'étais et ce que je suis devenue aujourd'hui. Mieux se comprendre, c'est mieux apprivoiser la souffrance. C'est super le piano, on peut transposer ses émotions de joie et de tristesse sans avoir des réflexions déplacées, je t'encourage à continuer. Il faut réapprendre à prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres.

Quand il était bébé, il venait avec moi chez le psy. Je n'avais pas trop le choix, j'étais en congé parental et ma mère habitait à 50km de mon domicile. Après la séance, je lui expliquais que s'il a ressenti de la tristesse chez moi, ce n'étais pas à cause de lui. Les enfants se sentent toujours responsable de ce qui arrive à son entourage. Il faut juste bien lui expliquer. Cependant, je ne pense pas qu'à cet âge, il se rappelle de mes séances. Aujourd'hui j'ai arrêté de voir le psy depuis 1 an. Quand je ressentirai le besoin, je reprendrai les séances. Enfin... c'est dur de trouver un psy compréhensif spécialisé dans le deuil périnatal.

Mon fils est scolarisé, il est rentré à la maternelle cette année. Je n'ai pas souhaité en parler aux enseignantes pour ne pas le stigmatiser. La dernière fois que j'en ai parlé à une animatrice, elle m'a sorti des conneries (désolée pour le terme) oui, c'est bien celà des conneries. Il faudrait vraiment que la mentalité change sur le deuil périnatal mais aussi sur le deuil en général. C'est désespérant d'entendre cela. A la maison, par contre, il n'y a pas de tabou. Il peut me poser toutes les questions qu'il souhaite sur son frère dans la limite de la compréhension de son âge

Tes questions ne me gênent pas. Je trouve au contraire, que c'est intéressant d'échanger nos expériences.

Nous nous ne connaissons pas le sexe du bébé. Après cette lonnnnnnnnnnngue attente, nous voulons le connaître qu'à la naissance, çà sera la bonne surprise Nous sommes très heureux pour ce cadeau de la vie même si nous avons un goût amer sur la mort de Guillaume. Je ne l'ai pas oublié pour autant. Ce nouvel enfant n'est pas là pour remplacer mon fils défunt, c'est un autre enfant. il n'enlève pas la peine de le perdre Je continue toujours de cheminer dans le deuil.... Prends bien soin de toi aussi, c'est difficile de surmonter l'inacceptable. Courage... Je pense à ton Ange

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Laurent est né en vie le 27 Septembre 2011
Son frère jumeau Guillaume est décédé le 26 Septembre 2011 à 38 SA d'une hypoxie placentaire (cause connu 3 ans après)

3 ans 3 mois se sont écoulées depuis la mort de Guillaume et les traitements se sont enchaînés
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j'attends enfin mon troisième enfant   Souriant, mon bébé espoir miracle, accroche toi, je crois en toi

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aurel28
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« Répondre #23 le: 05 Février 2015 à 15:24:23 »

Je suis d'accord avec toi, il n'est pas toujours facile de trouver une psy spécialisée en  deuil périnatal.
Me concernant, j'ai eu au début deux psys, et après j'ai fait mon choix!
J'ai eu un homme et une femme, l'homme restait dans la théorie,et concernant la femme, c'est la PMI qui me l'a conseillé, c'est une personne très douce , très à l'écoute, et très sensible à tes paroles.
Le jour où je lui ai lu le texte pour le baptême, elle avait les larmes aux yeux, ça m'a vraiment touchée..Quand j'ai repris le travail , j'ai cru retourner quelques mois en arrière, étant seule souvent la journée, et revenir sur des lieux qui t'évoquent de mauvais souvenirs, j'ai cru replonger, elle a toujours répondu présente même tard le soir.
Je sais que je peux y retourner dès que le besoin se fait sentir, en plus elle fait de l'haptonomie, c'est elle qui m'a dit que mon fils avait un comportement "normal" , je n'étais pas sereine, à partir de ce moment mon fils s'est montré beaucoup plus calme.
Comme quoi les enfants sont de vrais éponges...

Je crois que tu as raison de ne rien dire aux instits, me concernant elles connaissent déjà pour certaines son histoire, l'ainé étant scolarisé, il parlait beaucoup de mes séjours à l'hôpital, de la venue de ses petits frêres, quand j'ai su qu'un des bébés ne serait pas viable à la naissance, j'ai préferée le signaler, de façon que le jour de la naissance elles n'insistent pas sur le fait qu'il était 2.
On verra bien, je n'ai pas envie qu'au moindre problème , on revienne sur son histoire.

C'est vrai que beaucoup de personnes, même parfois de son entourage, est une "sale" mentalité sur le deuil périnatal.
Combien de fois j'ai pu entendre: "regarde c'est un beau bébé, il va bien, oublie cette grossesse"
Les gens ne se rendent pas compte du mal qu'ils nous font à travers ces paroles, on à l'impression qu'il faut vite tourner la page, et oublier cet enfant qu'il n'ont pas connu"
Rares  fois, j'ai pu parler de lui, pourtant c'est le faire vivre à travers nous, et aussi nous aider dans notre cheminement.Mon mari n'évoquait pas le sujet, combien de fois je lui en ai voulu!
J'avais l'impression qu'il était passé à autre chose, mais en faite c'était un moyen de se protéger!
Ah les hommes et les femmes , nous ne parlons pas toujours le même language.
Je crois malheureusement qu'il faut le vivre pour comprendre!


Au bout de combien de temps à tu ressentis de l'apaisement ?je crois que ton mari à pu prendre en charge les obsèques, emmènes tu ton fils au cimetière?

As tu vécu le 2ème anniversaire, aussi difficilement que le premier!
J'ai pris un sacré coup de massue , devoir  crée un espace pour ton fils qui est là, et l'autre pour ton ange, pas facile!


Ton p'tit bonhomme est prévu pour quelle date, ça va tu n'es pas trop malade?




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sandra6172
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« Répondre #24 le: 09 Février 2015 à 18:36:45 »

Il m'a fallu 2 ans et demi pour trouver un apaisement qui dure dans le temps. J'ai dû faire un travail sur moi même malgrès la "sale" mentalité de mon entourage. Je me suis réservée des moments pour vivre des journées de joie avec mon fils Laurent et d'autres moments, le soir pour pleurer et pour exprimer mon chagrin pour mon fils Guillaume. C'est très difficile de mener de front ces 2 processus, c'est vraiment très contradictoire et pourtant la vie nous l'a imposé de force. Avec le temps, j'ai compris que la joie de voir évoluer mon fils Laurent n'enlève pas la peine de la mort de mon fils Guillaume. Je ne culpabilise plus d'avoir des hauts et des bas, je laisse seulement passé l'orage sans résister à ma nouvelle nature. J'essaye de vivre l'instant présent.

Je pense  que pour moi, le plus dure, ce n'est plus le jour le jour qui est difficile. C'est plutôt  de traverser les anniversaires de mes Jumeaux.  Je n'ai pas trouvé qu'à chaque anniversaire d'Ange (1ère, 2ème et 3ème année), le temps avait un effet apaisant sur la peine. Je replonge dans la souffrance chaque année comme toutes les mamanges. J'ai constaté seulement que je me relève plus vite mais la souffrance est toujours présente. Dans mon cas, je suis bien obligée de me reprendre rapidement car le lendemain, je fête l'anniversaire de naissance de Laurent. Il n'a pas besoin de voir une maman avec une tête de déterrer à son anniversaire. Il a déjà assez souffert comme cela pour voir encore ma peine le jour de son anniversaire.

Citation
C'est vrai que beaucoup de personnes, même parfois de son entourage, est une "sale" mentalité sur le deuil périnatal.
Combien de fois j'ai pu entendre: "regarde c'est un beau bébé, il va bien, oublie cette grossesse"

C'est vraiment horrible d'entendre ce type de propos. Cette phrase me choque et m'énerve... Elle n'aide pas à avancer, bien au contraire...C'est comme si on me disait "oublie cette grossesse" j'entends " oublie tes 2 fils" Je ne peux pas oublié cette grossesse puisque mon fils Laurent est vivant devant moi, il pète la santé et illumine nos vies. Je ne peux pas non plus oublié cette grossesse  puisque sans elle je ne connaîtrais pas mon fils Guillaume, même si je souffre parce qu'il est mort. Mes 2 fils sont liés l'un à l'autre, ils sont arrivés dans nos vies en même temps et ont changé ma vie chacun à leur manière.

D'ailleurs, ce n'est pas ma grossesse gémellaire en elle même qui me rend malheureuse puisque j'ai eu une grossesse de rêve, c'est la fin qui est traumatisante, comment gérer en même temps la vie et la mort?  Huh?

De plus, ma grossesse reste le seul souvenir de mon fils Guillaume, je tiens à me rappeler et c'est aussi parce que j'ai eu cette grossesse que je suis maman pour la première fois aujourd'hui. Ils ne se rendent vraiment pas compte du mal qu'ils font en disant cela.

Pour ma grossesse actuelle, je devrais accouché fin Juin mais je vais demandé que l'on me déclenche avant les 38SA (terme du décès de Guillaume) afin d'éviter un autre drame. Je dois rester sous aspégic nourrisson jusqu'à la fin de la 35SA. Mon fils est décédé d'une hypoxie placentaire, son frère jumeau a failli y rester aussi
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« Répondre #25 le: 09 Février 2015 à 20:22:15 »

Aurelie et Sandra, ça fait plusieurs jours, semaines que je lis vos échanges. C'est un peu compliqué pour moi d'exprimer ce que je ressens mais lire vos ressentis me permet d'avancer un peu.
Mes petits trésors sont nés à 25 S.A + 3 et mon beau Mika est décédé à 1 semaine de vie.  Son frère et sa soeur se sont battus comme des champions et même si Mika a toujours été en permanence dans mes pensées le tourbillon de l'hospitalisation de Tom et Leïa puis leur retour à la maison ne m'ont pas permis de ''poser'' mes émotions.
De douces pensées à vos trésors.
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Mika 💙 Tom 💙 et Leïa 💜 sont arrivés le 25 avril 2014 à 25 S.A + 3 💞
Le 2 mai Mika s'est endormi dans mes bras 💘
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« Répondre #26 le: 09 Février 2015 à 20:39:47 »

C'est en tant qu'instit que je viens vers vous.
Effectivement, il n'est pas forcément nécessaire d'en parler à l'enseignant(e) de l'enfant. Mais je vais nuancer ce propos: s'il arrive à votre aîné de parler du / des bébé(s) décédé(s), il peut tout aussi bien en parler à l'école. Si la maîtresse est au courant, c'est plus facile.
J'ai eu plusieurs élèves qui étaient dans le cas de la perte d'un frère / d'une soeur en période périnatale ou un peu plus tard (mort subite).
Dans un cas, il s'agissait de l'aîné, que mon élève n'avait jamais connu. Cete aîné était mentionné sur la fiche de renseignement. La petite n'en paralait jamais. Ce grand frère n'a été évoqué qu'une seule fois par la maman, mais je ne sais plus en quelles circonstances.
Autre cas. Un petit garçon pour qui tout allait nickel. Vers le mois d'avril / mai, la maman vient me voir, elle souhaite me parler. Elle veut savoir comment ça se passe avec J, s'il est triste ou pas. Elle m'apprend alors qu'elle est enceinte et que cette grossesse risque raviver des choses chez son fils car elle a perdu un bébé in utéro juste quelques jours avant la naissance, il y avait de cela un an. On a beaucoup parlé, elle en avait besoin. Je l'ai aussi bien rassurée concernant J et lui ai dit que je la tiendrai au courant si j'observais quoi que ce soit.
Dernier cas. Une petite fille en GS. Gentille, discrète. Un appétit de moineau... et encore. Un jour, je reçois la maman, comme cela se passe tous les ans avec les parents de la classe. Cette maman sait que j'ai des jumeaux. Elle me parle alors de la soeur jumelle de L, décédée in utéro du STT. Elle me dit que cela ne fait que très peu de temps qu'elle arrive à voir  des jumeaux sans pleurer... et à en parler. Elle s'inquiète pour L car elle prend conscience que ses problèmes alimentaires viennent peut-être du fait que ses parents ne lui ont jamais parlé de cette soeur décédée. La maman voudrait lui en parler mais n'y arrive pas. Le papa ne veut rien dire. Mais L, au fond, est au courant: un jour elle a demandé à sa maman pourquoi elle n'avait pas de soeur jumelle ( ça ne venait pas de n'importe où: une de ses copines de classe avait un frère jumeau)... mais la question n'est pas anodine. Les parents souhaitaient ne pas lui en parler avant le CP, ils avaient peur que ça la perturbe au point de l'empêcher d'apprendre. J'ai quitté cette école maternelle pour d'autres cieux. Je reviens sur le groupe scolaire cette année. L est maintenant en CE2. Elle est très attachée à moi, même si elle n'est pas dans ma classe. Mais je ne sais pas si ses parents lui ont parlé...

Voilà pour mon expérience de maîtresse.  Clin d'oeil Bisou Bisou Bisou
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aurel28
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« Répondre #27 le: 13 Février 2015 à 23:48:33 »

Merci Sandra , de toujours prendre le temps de me répondre.
Il est bien dommage, que je n'ai pas connu ce site plutôt, j'ai passée tellement d'heure sur internet pour trouver des réponses à toutes mes interrogations( j'en ai toujours beaucoup d'ailleurs),sur la grossesse, le devenir de mon jumeau esseulé, les répercussions,et puis arriver à trouver de l'apaisement après une telle épreuve.
J'ai voulu participer à des groupe de paroles sur le deuil périnatal, mais pas de chance , habitant à 1h30 de Paris, je n'ai pas trouver.
Comme tu dis dans ces moments tu attends beaucoup de tes proches et de ta famille, c'est là aussi que tu vois "tes vrais amis", apres cette expérience j'ai l'impression d'avoir fait comme un "tri".
Je ne supporte plus les gens qui se plaignent toujours, j'ai une amie lorsque mon fils avait deux mois qui me dit:" je suis au fond du gouffre, ma fille ne fait pas ses nuits".J'avais envie de lui répondre:"secoue toi, tu sais ce que c'est de perdre un enfant".
Je serais tellement heureuse qu'il soit là , et prête à me lever la nuit....
C'est vrai que nous apprenons les vrais valeurs de la vie, par la force des choses, ça m'a vraiment métamorphosée.
J'ai également ma meilleure amie, le jour des 1 ans de mon fils, qui m'a dit tu ne peux pas toujours vivre  avec le passé, cette réflexion m'a fait très mal.
L'entourage pense pouvoir t'aider, certe tu peux compter sur eux, mais leurs paroles ne sont pas toujours adaptés.
Ma mère a compris qu'il fallait qu'elle me parle de cet enfant, le jour de la ceremonie, il y avait une association sur le deuil perinatal, qui lui a dit de me laisser parler librement de Camille, et de ne pas dire:"passe à autre chose"...

Enfin, je crois qu'il y aura toujours des réflexions désagréables...

Pour le travail sur toi, la psy t'a guideé?
Je comprends ton stress face à cette hypoxie placentaire, c'est quoi exactement?tes enfants sont nés prématurément?

Sophie,
Je suis contente qu' à travers nos échanges avec Sandra, nos ressentis t'ont permit t'avancer.
Comment as tu vécu la grande prématurité de tes enfants, ça doit être très dur, surtout avec le deces de Mika?
Pour moi pouvoir partager, écrire et parler librement de mon histoire me fait je crois, chaque jours avancer dans mon cheminement, c'est tellement réconfortant de trouver de l'aide et de l'écoute  d'autres  mamans...

Et je voulais également remercier Flo, en tant qu instit qui m'a fait partageé son expérience avec des mamans et enfants qui avaient connu le deuil perinatal.
C'est toujours intéressant de connaître le comportements de ces enfants lorsqu'ils sont scolarisés, j'aurais peut être d'autres questions dans un an et demi!

Je suis bien consciente qu'il faut dire les choses, qu'il ne faut pas de" non dit", maintenant il faut juste que je trouve le courage de lui raconter son histoire.
L'école étant petite , je pense que les instits connaîssent déjà  sont histoire, de par mon aîné .
Mais j'ai tellement entendu de choses depuis sa naissance par rapport à cette gémellité;comme mon médecin qui ne me prenait pas au sérieux sur son reflux, à chaque fois il me disait que cela était dû à la grossesse, et que je stressais inutilement, alors que mon fils avait bien un reflux!
De même un jour, nous sommes allés au urgence, et lorsque la pediatre a su son histoire, elle a trouvée qu'il avait une tête anormalement ronde( je lui avais parlé de cette hydrocéphalie), et qu'il était trop fusionnel avec moi, qu'il fallait le mettre en nourrice, mon fils n'avait que 3 mois...il n'a jamais eu de soucis d'adaptation...
Bref , et j'en passe, j'en ai déjà tellement entendu.

Bon je suis désolé pour ce roman, mais parfois ça fait du bien de vider son sac!

Bon courage à vous toutes, et de gros bisous à vos petits anges
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« Répondre #28 le: 19 Février 2015 à 18:05:44 »

Bonjour Aurélie

Après une telle épreuve, il faut surtout pas suivre les conseils des gens qui n'ont jamais vécu la mort d'un enfant quand ils te disent "d'oublier". Il est impossible d'oublier une telle épreuve. Elle  fait partie de ton histoire, de l'histoire ton fils (le co jumeau) et de l'histoire de la famille. Il n'y a pas de recette miracle, il faut apprendre à se reconstruire sur ce que j'appelle l'impensable, l'inacceptable, pour cela il faut du temps beaucoup de temps, y aller avec ses propres valeurs, ses propres croyances et à son propre rythme. Au début du deuil, j'ai beaucoup travailler sur ma colère. J'en avais déjà de part mon infertilité. Après la mort de Guillaume, elle s'est aggravée et je ne pouvais pas l'exprimer parce que Laurent était à côté. Quand je pouvais, j'allais crier sur une colline, c'est une vraie délivrance, çà me permettait de garder un pied dans la réalité: que ce n'est pas un cauchemar, mais bien la réalité. Ensuite, chaque fois que j'étais submergée par l'émotion, je n'hésitais pas à pleurer pour pouvoir lâcher prise. Je faisais juste attention que mon fils ne soit pas présent quand j'étais triste. Par la suite, quand mon ambivalence refaisait surface, si par exemple je vais bien et je me sens heureuse, je n'essaye pas de me culpabiliser sur le fait que je ne devrais pas ressentir ses sentiments parce que Guillaume est mort. Je considère que c'est un moment de répit dans le deuil. Si je suis carrément en bas de la vague du deuil, j'essaye de cultiver toutes les petites lumières de la journée, d'essayer d'être dans l'instant présent et surtout je n'essaye pas de me raisonner et de me culpabiliser que je ne devrais pas ressentir cette tristesse parce que Laurent est vivant. Il faut apprendre à vivre avec... bien se connaître cad réapprendre à se connaître car on est devenu une autre personne mamange et maman en même temps dans un temps très court.

Ton amie, elle n'a rien compris quand elle t'a dit "tu ne peux pas toujours vivre dans le passé". Pour pouvoir passer à autre chose, il faut du temps beaucoup de temps, verbaliser, raconter encore et encore jusqu'à ce que la charge émotionnelle s'atténue et s'estompe au fur et à mesure. Lorsque la personne endeuillée ne peut pas en parler, les mots restent coincer au fond de soi, se cristallisent voir se somatisent ce qui a long terme créent des maux physiques. Le corps essaye de se libérer de ses émotions et il ne trouve que ce moyen pour s'en libérer. C'est la raison pour laquelle des groupes de parole se sont créés pour mettre des mots sur les maux.

Citation
Il est bien dommage, que je n'ai pas connu ce site plutôt, j'ai passée tellement d'heure sur internet pour trouver des réponses à toutes mes interrogations( j'en ai toujours beaucoup d'ailleurs),sur la grossesse, le devenir de mon jumeau esseulé, les répercussions,et puis arriver à trouver de l'apaisement après une telle épreuve.

Je peux te donner la référence de 2 livres sur les répercussions (par rapport à l'enfant restant) seulement en mp si tu veux car je sors des informations du forum des jumeaux esseulés. 

Citation
Pour le travail sur toi, la psy t'a guideé?
Je comprends ton stress face à cette hypoxie placentaire, c'est quoi exactement?tes enfants sont nés prématurément?

Le psy m'a beaucoup guidé au tout début. Il m'a dit de travailler la mamange qui est en moi. Encore aujourd'hui je continue mon travail de deuil et mon cheminement même si j'ai trouvé l'apaisement. Il n'y a pas de fatalité on peut surmonter la mort d'un enfant mais ce travail, il faut la faire tout le long de sa vie jusqu'à sa mort. Il y a toujours des rechutes, il faut aussi se pardonner, la mort est quelque chose qui nous dépasse, nous ne pouvons pas être responsable de çà, se donner de l'amour et retrouver l'estime de soi. Je suis toujours ouverte à toutes sortes de conseils à condition que cela soit constructive et non déplacé. Je lis énormément pour reconstruire toutes mes valeurs car elles ont toutes éclatées quand mon fils est mort.

Mon fils Guillaume est décédé à terme (38SA pour un jumeau) d'une hypoxie placentaire dûe à une préclampsie en fin de grossesse cad ma tension artérielle a augmentée de façon anarchique ce qui a provoqué une ischémie de 1 cm sur le placenta de l'un des jumeaux  donc une infractus placentaire. Le bébé n'étant plus vascularisé par le placenta, il meurt par asphyxie donc arrêt du coeur. Je l'ai su 3 ans et 3 mois après quand j'ai fait l'écho du premier trimestre de mon bébé. Je suis sous traitement (aspégic nourrisson) jusqu'à 35SA pour éviter la récidive. Ce con de médecin m'a laissé dans l'ignorance  pendant tout ce temps alors que nous avons fait l'autopsie pour cela, comprendre ce qui s'est passé. Ne pas connaître la cause peut empêcher la maman endeuillée d'avancer dans son travail de deuil, sans parler de la culpabilité qui peut exister de ne pas savoir cette information et les conséquences sur la grossesse suivante.
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sandra6172
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« Répondre #29 le: 20 Février 2015 à 11:28:22 »

J'ai trouvé une vidéo qui t'explique les différentes phases de reconstruction. Il ne parle pas du deuil périnatal mais de la perte d'un enfant. Il est étonnant de voir que ces mamans ont les mêmes émotions que nous alors que les circonstances sont différentes. Je te laisse la visionner.

http://www.dailymotion.com/video/x178385_toute-une-histoire-se-reconstruire-apres-avoir-perdu-un-enfant-14-11-13_tv
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