25-05-2020
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Dernier membre: Chauncey84

25 Mai 2020 à 20:01:54
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Auteur Fil de discussion: ** Grossesse Monochoriale-Monoamniotique **  (Lu 100108 fois)
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« Répondre #1995 le: 19 Juillet 2018 à 19:25:00 »

Bonsoir

Zazou je me retrouve un peu dans ton message.
Parcours PMA pour nous aussi pas tellement compliqué que ça vu que nous avions déjà des enfants.
Je travaille aussi dans l'éducation nationale (en maternelle^^).

On n'avait pu voir des jumeaux à 8sa mais avec un foetus plus petit que l'autre.
On avait l'angoisse d'en perdre un jusqu'à l'écho la semaine dernière (12sa+3) qui nous montre que les 2 bébés vont bien mais le gynéco a pu remarquer qu'ils partageaient le même placenta et la même poche. Grosse angoisse pour moi et mon mari et on a eu beaucoup de mal à digérer la nouvelle.

Aujourd'hui tous vas mieux mais le fait que les bébés sont en contact direct me fait un peu peur.
J'aurais voulu savoir comment c'est passé l'accouchement et quand est ce que vous aviez accouché?

Je suis aujourd'hui à 13sa+6
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TicTac1
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« Répondre #1996 le: 22 Mars 2019 à 12:43:58 »

Bonjour à tous et à toutes,

Je suis toute nouvelle sur le forum, et j'espère être au bon endroit.
Voilà, je suis enceinte de 7 SA et nous venons d'apprendre lors de l'échographie précoce que nous attendions des jumeaux et que pour le moment, il n'y a pas de présence de membrane, donc ce pourrait être des mono mono.

J'ai fait une fausse couche précoce en décembre (il y a donc 3 mois) avec nécessité de curetage car bb ne voulait pas s'en aller de lui-même. Nous sommes extrêmement contents que ça ait marché aussi rapidement après le curetage.

Mais voilà, en prenant rendez-vous avec le gynécologue-obstréticien (celui qui m'a fait le curetage et qui est très bien), il nous dit: "vous savez c'est très rare, et cela demande beaucoup de surveillance". Nous étions sous le coup de l'émotion de la bonne nouvelle et ne réalisions pas trop ce qu'il voulait dire. Oui il y en a deux donc forcément il faut faire plus attention.
Et c'est ensuite où l'on s'est renseigné (sur internet) et que nous avons commencé à déchanter en voyant tous les risques possibles et le peu de chances de survie des deux ou tout du moins de l'un des deux.

C'est mon copain qui a découvert votre forum et qui m'a encouragé à en parler pour avoir des retours et partage d'expériences. J'ai ma prochaine écho dans 15 jours.
Je vous remercie d'avance pour vos témoignages !
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tromboline
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« Répondre #1997 le: 23 Mars 2019 à 09:45:32 »

Bonjour, bienvenue et félicitations!!!
Le parcours des grossesses mono-mono n'est pas facile, on enchaine grossesse stressante, césarienne, et souvent prématurité, mais c'est possible!
Mes petits ont 4 ans et vont très bien  Sourire
N'hésite pas à venir poser ici toutes tes questions et tes angoisses, nous te répondrons au mieux. Surtout il faut arrêter les recherches sur internet car:
-on y trouve de tout mais surtout le pire car les cas les plus dramatiques sont toujours plus intéressants que ceux qui ne posent aucun problème
-les grossesses mono-mono sont tellement rares qu'il est très difficile d'avoir des statistiques fiables
D'une manière générale oubliez les statistiques: si le caractère mono-mono de la grossesse est avéré vous êtes déjà tombés dans le "moins de 1% des grossesses gémellaires", c'est bien la preuve qu'on peut jamais prévoir ce qui va nous arriver  Clin d'oeil
Par contre il est vrai qu'une grossesse mono-mono est à risques et nécessite un suivi particulier.
Les mots d'ordre pour cette grossesse: repos et détente!
Journalisée

Z et O nos petits jumeaux mono-mono, nés à 35sa en novembre 2014.
Z survivor de l'entérocolite après 3 mois d'hospit et 2 opérations.
"Si tu viens d'avoir des jumeaux : fais voir ta nouvelle paire!" Casseurs Flowteurs ^^
TicTac1
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« Répondre #1998 le: 26 Mars 2019 à 19:13:45 »

Merci beaucoup Tromboline pour ta réponse et tes conseils. Je reviendrai vers vous, vous donner des nouvelles.
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fabidou
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« Répondre #1999 le: 26 Juin 2019 à 22:24:40 »

Bonjour TicTac1 !

Félicitations Sourire j’espère que ta grossesse se passe bien.

Mes jumeaux mono mono sont nés le 4 aout 2017 à 32+2 SA et se portent à merveille ! Ils explosent les courbes Sourire

Effectivement, la grossesse mono mono peut être stressante, car elle comporte des risques supplémentaires à ceux d'une grossesse gémellaire "classique". Mais malgré tous ces risques, avec une bonne surveillance, cela peut très bien se passer Sourire

Pour ma part, j'ai été surveillée dans le service Diagnostic Prénatal du CHU de Brest à raison d'une échographie par semaine quasi tout au long de ma grossesse. A partir de 6 mois de grossesse, j'ai été hospitalisée en grossesse pathologique du CHU afin de bénéficier d'une surveillance rapprochée (3 monitorings par jour et 1 à 2 echo par semaine).

En fin de comptes, j'ai été bcp surveillé, mais aucun des risques ne s'est réalisé  Sourire

J'ai eu une césarienne à 32+2 SA car les gyneco estimaient que mes bébés avaient + de chance de survie dehors que dedans à ce terme. De plus, un des bébés faisaient quelques ralentissements au monito. C'est un terme satisfaisant pour une grossesse mono mono (on préconise entre 32 et 34 pour ce type de grossesse).

Mes bébés sont arrivés à 1.800kg et 45 cm chacun, avec des cordons hyper emmêlés (un "vrai sac de noeuds" selon la gyneco et son interne  )

Ils ont voulu respirer touts seuls et se débrouiller comme des grands, mais ont vite été rattrapés par leur immaturité pulmonaire. Ils ont donc par la suite été intubés pour avoir du surfactant quelques jours plus tard,  et à partir de là ils ont été au top avec une super courbe de poids.

Aujourd'hui ils ont presque 2 ans et explosent les courbes de croissance, n'ont aucun retard sur leur âge réel (nous ne reconstituons plus leur age corrigé depuis bien longtemps).

Ca peut paraître stressant vu comme ça, mais avec le recul, c'était super. J'en garde un très bon souvenir. J'ai rencontré plein de mamans super sympa au service grossesse patho, avec qui j'ai gardé contact d'ailleurs. Ma césarienne programmée s'est hyper bien passée, avec la gynéco que j'avais choisie, et selon mes souhaits (dans la mesure du possible).

Pour ma part j'ai surtout stressé jusqu'à l'hospitalisation. Ensuite, je savais qu'ils ne risquaient plus rien. Leur terme faisait qu'ils étaient viables. Ils étaient surveillés quasi H24 et dans un hôpital avec une réa et neonat niveau 3.

Bonne chance à toutes Sourire
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Maman d'un grand garçon né le 28/11/2014
Et de jumeaux MONO MONO nés le 04/08/2017
Sandrou
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« Répondre #2000 le: 11 Avril 2020 à 16:32:20 »

Bonjour à tous!

Je me permets de remettre à jour ce topic que j'ai lu en entier lors de mes 3 semaines d'hospitalisation pour surveillance intensive avec 3 monitorings par jour.
Car OUI, mes garçons sont une nouvelle preuve qu'une grossesse mono mono c'est POSSIBLE et en plus, j'ai vécu ça en pleine tourmente COVID-19!
J'ai appris ma grossesse gémellaire à 7 ou 8SA par ma gynéco libérale qui m'a indiqué qu'il n'y avait qu'une seule poche et a tout de suite voulu me revoir 15 jours plus tard. Elle m'avait indiqué de ne pas trop me réjouir car souvent l'un des deux foetus ne tient pas sans me parler de la spécificité mono mono dont j'ignorais tout.
Mon mari n'étant pas avec moi je lui ai annoncé le soir, j'attendais que notre grande de presque 2 ans soit couchée. Mais pour la petite anecdote, il faut savoir qu'enceinte de notre aînée, j'éternuais 2 fois d'affilée comme si j'éternuais pour elle et pour moi. Lors du dîner, j'ai éternué 3 fois d'affilée et mon mari m'a regardé avec un sourire en coin en me disant "T'attendrais pas des jumeaux par hasard?". Je n'ai rien dit car notre fille était encore debout mais je lui ai lancé un regard lourd de sens (même s'il n'a pas compris ! lol)
Une fois couchée je lui ai annoncé qu'il y en avait deux, il n'en revenait pas! Nous étions euphoriques et sur un petit nuage jusqu'à ce que nous commencions nos recherches sur internet... et là nous avons beaucoup déchanté et étions très inquiets.
Lors du deuxième rdv avec ma gynéco, elle nous a confirmé qu'il n'y avait qu'une seule poche et qu'elle passait la main pour que je sois suivie en maternité 3. J'ai fondu en larmes car j'avais très peur, elle m'a dit qu'aujourd'hui les prématurés étaient très bien pris en charge et qu'il faudrait vivre cette grossesse par étapes.
Elle m'a renvoyé vers une consoeur en maternité 3 qui nous a immédiatement mis en confiance, pour elle ce n'était pas si rare et oui, il y a de plus grands risques, mais la plupart du temps, ça se passe bien.
A partir de ce moment-là, nous avons décidé d'arrêter internet (sauf ce forum) et de vivre la grossesse au jour le jour. REPOS et ZEN sont les maîtres mots, je confirme.
J'ai été arrêtée à 22SA à Noël, même si j'ai un travail de bureau, j'étais exténuée (beaucoup de stress) et il était temps que je m'arrête.
Lors de l'échographie des 26SA nous avons du décider si nous voulions commencer la surveillance par monitoring ou attendre les 28SA sachant qu'à la moindre défaillance cardiaque, c'était césarienne d'urgence (2 semaines cruciales puisque c'est encore une période de très grande prématurité).
Nous étions confiants, mais nous avons tout de même choisi de commencer la surveillance à 26SA. Habitant une grande ville, nous avions la chance de pouvoir bénéficier de l'HAD (Hospitalisation A Domicile), j'ai donc commencé mes monitorings quotidiens à la maison après une première cure de corticoïdes (2 injections à 24h d'intervalle), et j'ai vraiment beaucoup apprécié cette formule (on se sent mieux chez soi qu'à l'hôpital!)
A 31SA et après une dizaine d'échographies qui n'ont décelé aucun problème, l'obstétricienne nous a dit qu'il faudrait décider si on programme la césarienne dès 32SA ou si on préférait attendre encore. Elle nous a demandé notre état d'esprit et nous lui avons dit que nous étions confiants et qu'on préférait prolonger la grossesse le plus longtemps possible (jusqu'à 34SA). L'équipe médicale devait se rassembler pour prendre une décision collégiale. Le lendemain, un jeudi, elle m'a rappelée pour me dire qu'on programmerait la césarienne à 34SA mais qu'ils voulaient me surveiller plus intensivement (3 monitos par jour) et je devais donc passer en hospitalisation complète le lundi avec une deuxième cure de corticoïdes... douche froide, car je m'attendais à une hospitalisation complète mais j'espérais avoir une semaine de répit en plus. C'était un peu dur à encaisser car je savais qu'il y aurait 3 semaines avant l'accouchement prévu et a priori 2 semaines après, ma fille de 2 ans allait me manquer même si mon mari et elle ont pu me rendre visite régulièrement.
Au final, le début d'hospitalisation se passait bien (fin février 2020), c'est au fur et à mesure de l'arrivée de la crise sanitaire que moralement ça n'a pas été simple. La première semaine j'avais droit à n'importe quelle visite, et on avait même fini par m'accorder des autorisations de sortie à la maison entre 2 monitorings (fin d'après-midi / début de soirée), mais la deuxième semaine les visites se sont limitées aux conjoints et aux enfants, puis on m'a refusé mes autorisations de sortie et ma fille a été interdite de visite dans le service. Tout ça lié au COVID-19, ce n'était pas simple... mais j'ai tenu bon!
Après 103 monitorings depuis janvier (oui j'ai compté! ^^) j'ai accouché le 16 mars par césarienne programmée de deux beaux garçons de 2,270 kg et 2,286kg à 34+2SA qui sont directement allés en soins intensifs. Noé a eu besoin d'un respirateur pendant quelques heures puis des lunettes à oxygène pendant 24h, Quentin était directement sous lunettes à oxygène pendant 24h, ils étaient tous les deux en couveuse ouverte. Je suis contente car mon mari a pu être présent au bloc alors que 4 jours plus tard, la présence au bloc était interdite à tous même sans symptômes...
Malheureusement mon mari a déclaré des symptômes le soir de la naissance des garçons, soir où Macron a d'ailleurs annoncé le confinement de l'ensemble de la France... à partir de ce moment-là, je me suis retrouvée seule. J'étais toujours dans la même chambre du service de surveillance de grossesse à risque n'étant pas avec mes bébés et il me fallait me remettre de ma césarienne. Le lendemain de l'accouchement a été une journée très dure où je me suis sentie seule... les sage femmes de ce service ne s'occupant pas de moi, mon mari n'étant pas là et la douleur m'empêchait de monter 2 étages plus haut en pédiatrie. Il me fallait attendre 1h que quelqu'un soit dispo pour m'emmener en fauteuil là-haut... le soir j'ai donc pris mon courage à deux mains, et j'y suis allée en utilisant le fauteuil comme déambulateur en me disant que si c'était trop dur, je pourrais m'asseoir pendant le trajet. J'étais ultra-motivée pour monter voir mes garçons et l'équipe de pédiatrie était d'ailleurs formidable, elles m'ont épaulée, et donné des conseils pour lancer ma lactation au tire-lait. 2 jours après la césarienne, j'arrivais déjà à marcher sans être courbée alors que pour ma fille aînée également née par césarienne, il m'avait fallu une semaine pour ne plus être courbée comme une vieille.
Comme quoi, le mental joue beaucoup ! ;-)
Mes garçons ont bien progressé et au bout de 5 jours il était possible pour eux d'aller en unité kangourou, sauf qu'à la maternité ils ne voulaient pas que j'y aille si j'étais contaminée par le COVID-19 puisque mon mari avait eu des symptômes. 4 jours après l'accouchement, en redescendant l'après-midi de soins intensifs, on m'attendait en tenue nucléaire pour me faire le test (le gros coton tige qu'on t'enfonce dans le nez pour faire le prélèvement). Fort heureusement, le test est revenu négatif le lendemain et j'ai pu passer en unité kangourou avec mes bébés.
Le moral est revenu mais il a fallu faire preuve de patience encore avant de pouvoir rentrer à la maison. Ils ont très vite régulé leur température, ils ont du faire encore une séance de 12h de photothérapie pour traiter leurs jaunisses et surtout il a fallu leur apprendre à téter... la deuxième semaine ils avaient encore beaucoup de mal et je commençais à désespérer. On me les mettait au sein, mais ils n'ouvraient pas bien la bouche et me faisaient du coup mal et à côté de ça il fallait que je tire mon lait toutes les 3h, et que je gère un engorgement car j'avais trop de lait (6,5L stockés au lactarium en 15 jours), je m'épuisais... Après discussion avec la pédiatre (quelqu'un de formidable, c'était la même qu'en soins intensifs!) elle m'a demandé comment j'imaginais l'organisation à la maison avec la grande également et c'est là que j'ai décidé que je préférais qu'on passe au biberon avec le lait que je tire. En deux jours Noé et Quention se sont mis à téter correctement et nous avons pu rentrer à la maison. J'ai donc passé 6 semaines à l'hôpital, dont 3 post-accouchement confinée dans une chambre sans aucune visite et sortie autorisée... autant dire que le retour à la maison a été merveilleux! :-)
Cela fait maintenant une semaine, la grande soeur est très fière de ses petits frères (pas de crise de jalousie pour le moment) et mon mari s'occupe autant de nos fils que moi puisque nous pouvons tout faire ensemble... les nuits sont donc moins fatigantes pour moi et tout se passe bien! :-)
Voilà pour mon histoire, honnêtement, la grossesse mono mono a été quelque chose de bien moins difficile à vivre que la crise sanitaire liée au COVID-19 alors soyez confiants, et ça se passera bien! ;-)
J'en profite pour conseiller des séances de relaxation, ma belle-soeur relaxologue m'en a fait profiter et je suis persuadée que ça m'a aidé à rester sereine alors que je suis très anxieuse à la base. :-)
Journalisée
Chamouth
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« Répondre #2001 le: 12 Avril 2020 à 04:51:06 »

C'est un beau témoignage et ça fait du bien de lire du positif!!! Ca va donner beaucoup d'espoir à ceux qui passeront pas là.  Sourire

Félicitations pour ces deux petits bouts et bon courage pour la suite.
Journalisée

Grandmouth: 2006 - Minimouth: 2007 - Micromouth: 2010
2 Nanomouthesses: 2014 (mono-bi , opérées du STT, nées à 35SA+1, allaitées 9 mois)
Seit September 2015 leben wir in Deutschland.
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