Petit préambule : J'ai du mal à comprendre que la psy ait donné un diagnostique sans faire de tests. Pas que je veux dire que ta fille n'est pas précoce, hein. Il y a sans doute de fortes chances pour qu'elle le soit. Mais je suis étonnée que la psy te donne une certitude sans avoir fait les tests.
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Par contre, la lecture, je pense que c'est une bonne idée.
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Sinon, je voulais surtout réagir à la détresse que j'ai perçu dans tes propos. Ca me fait toujours de la peine de voir à quel point le diagnostic de précocité est angoissant pour beaucoup de parents.
Comme je l'expliquais à Maga, le mot ne change rien à la réalité. Ta fille reste elle-même.
Et pour le reste : il n'y a aucune fatalité liée à la précocité. Il y a des enfants (et des adultes) précoces heureux, très heureux, un peu malheureux, très malheureux, parfois heureux parfois pas...comme tous les enfants. Il y a des enfants précoces speedés, et d'autres très calmes, il y en a très bien dans leur peau, et d'autre pas, il y en a des sûrs d'eux et d'autres pas, etc etc.
Quand nous avons fait passer les tests à notre aîné, la première chose que la psy a faite, c'était de nous rassurer :
- sur sa capacité à être heureux
- sur notre capacité, à nous, ses parents, à pouvoir comprendre notre enfant et être à son écoute
et c'est vrai que ses propos nous ont fait un bien fou.
Le point commun que j'ai vu chez mes deux zèbres (qui ont par ailleurs des caractères très différents), c'est le besoin d'un cadre très ferme. Notre aîné, parce qu'il était très stressé, et que la routine et l'absence d'imprévus le rassuraient.
Notre n°3, parce qu'il est constamment à la recherche des limites, il qu'il y met toute son imagination et sa persévérance (ça doit te parler).
Après chaque parent, et chaque enfant a son caractère. Mais je suis persuadée que cela a convenu à nos enfants. Et particulièrement que sans cela, la vie avec n°3 serait très compliquée.
Et dernière chose : nos enfants grandissent, et en grandissant, ils mûrissent. Nos petits zèbres, qui sont extrêmement sensibles, apprennent de plus en plus à gérer leur sensibilité.
Notre expérience à nous est que plus le temps passe, moins c'est compliqué. Les colères de n°3 ont quasiment complètement disparu (et pourtant elles étaient mémorables, et ça a duré trèèès longtemps), et ces derniers temps il commence même à râler moins souvent.
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Notre aîné est devenu un adolescent 10 fois plus communiquant et sociable qu'il ne l'était enfant.
Ils apprivoisent la vie, et nous nous sommes là pour leur apporter notre soutien.
Ne sois pas désespérée.
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